"L'art est une quête. J'expérimente afin de trouver ma propre technique. Ce qui m’intéresse, ce n'est pas tant le résultat final mais plutôt le chemin pour y parvenir. Je ne cherche pas à reproduire la réalité, mais à m'exprimer.
Mon approche de l'art est sensorielle, les matières et les textures ont par conséquent une importance toute particulière pour moi. Je vous présente ci dessous les différentes séries sur lesquels j'ai travaillé."

Texture
Le relief prend une place de plus en plus importante dans mon travail. Mon approche de l'art est sensorielle, j'improvise, j'expérimente, et pour cela, je combine volume, ombre et lumière.
Donner au spectateur envie de toucher mes œuvres, c'est finalement l'interpeller sur l'envie presque irrépressible de l'Humain de vouloir attraper, posséder les animaux. Figer un instant de grâce et le garder pour soi, éternellement. L'art permet celà, sans en dénaturer la beauté de la nature. L'Homme peut ainsi saisir l'intangible.
Série
![]() Texture Iguane | ![]() Texture Caméléon | ![]() Texture baleine |
|---|---|---|
![]() Texture Crocodile | ![]() Texture Mandrill | ![]() Texture Lézard |
![]() Texture perroquet |
On regarde avec les yeux!
Comme les enfants dans les magasins, il est très tentant de vouloir toucher, mais c'est interdit. Quelle frustration!
Voici quelques plans rapprochés de mes œuvres pour vous donner un aperçu de cette dimension sensorielle. Certaines œuvres sont granuleuses, d'autres lisses, d'autres piquantes. Cela varie en fonction du sujet et de mes envies!





Arche de soleïad
Série
Pour cette série, je me suis intéressée au transcyclage en utilisant des cagettes de récupération afin de leur donner une deuxième vie.
Afin de sensibiliser le grand public sur la disparition des espèces, j'ai trouvé cela intéressant d'être dans une démarche éco-responsable en utilisant ce support.
Le bois est retravaillé au brou de noix et au chalumeau.

Renne réalisé dans le cadre du défi "Une oeuvre à leur ilmage"
avec Lise Racine et Laurie Maroie












vestige
Série
Dans cette série, je détourne mon regard de la peau et du pelage pour explorer ce qui soutient la vie : l'architecture osseuse. Le crâne me fascine par sa dualité paradoxale. Tant que l'animal est vivant, cette structure est l'invisible absolu, le noyau caché qui permet le souffle, le regard et le mouvement. Une fois le souffle éteint, il devient l'ultime témoin, la trace tangible qui perdure et survit à la chair. Mes crânes ne sont pas des natures mortes au sens classique du terme ; ce sont des reliques vibrantes.
La Texture
En travaillant le relief et l'empâtement, je redonne une épaisseur organique à l'os. La matière ne se contente pas de représenter la mort, elle affirme une présence sculpturale, presque minérale.
Géométrie et Runes
L'ajout de motifs géométriques et de runes vient sceller cette démarche.
En apposant ces signes, je cherche à réenchanter le reste biologique : Le crâne devient un talisman. J’interroge le passage : Les runes évoquent un langage oublié, une communication entre le monde du visible et celui de l'invisible, entre l'animalité et le divin.
Un hommage au vivant
Travailler le crâne, c'est finalement rendre hommage à ce qui reste quand tout le reste disparaît. C'est célébrer la persistance de l'esprit à travers la forme, et inviter le spectateur à contempler la mort non pas comme une fin, mais comme une transformation vers une autre forme de beauté.








